Sait-on encore aimer ?

Ah l'amour, en voilà un sujet important à traiter pour imaginer une société plus heureuse !

Hello,

Dans quelques jours, une large partie du monde célèbrera l’amour. Et pourtant, pour beaucoup d’entre nous, l’amour semble disparaître, s’effacer, s’éroder dans un contexte international de plus en plus sombre.

Alors, comment continuer à aimer dans un monde aussi fracturé ?

Il y aurait mille et une raisons de ne plus croire à l’amour dans un monde qui bascule et pourtant : l’amour n’est pas niais, l’amour de soi n’est pas égoïste, l’amour des autres n’est pas naïf ; l’amour du vivant n’est pas vain. Dans cette newsletter, j’ai eu envie d’explorer cette question à travers quatre formes d’amour essentielles : l’amour de soi, l’amour des autres, l’amour des enfants et l’amour du vivant.

Amour de soi

Je te propose de débuter avec un sujet qui me tient à cœur, bien qu’il reste encore un peu tabou : l’amour de soi. Oser s’aimer, oser être en amitié avec soi-même n’est malheureusement pas accessible à toutes et tous.

Et pourtant, selon le psychiatre et psychothérapeute Christophe André, cultiver cet amour de soi permet de développer une forme d’auto-compassion essentielle*. L’auto-compassion ne nous rend ni égoïste ni passif. Bien au contraire, comme l’explique Christophe André, elle nous rend plus solides, plus disponibles, plus présents pour les autres. En cultivant notre vie intérieure, nous entretenons aussi notre capacité à être heureux.

Développer l’auto-compassion nous permet également de reconnaître notre valeur personnelle, indépendamment du regard des autres. Ce point me semble particulièrement important, notamment pour les femmes qui évoluent dans nos sociétés patriarcales, où l’estime de soi est encore trop souvent conditionnée à la performance, au regard extérieur ou à la validation sociale.

Dans son dernier essai Enfin seule*, Lauren Bastide explore la solitude des femmes et nous invite à déconstruire de nombreuses idées reçues. Sa réflexion s’inscrit pleinement dans le prolongement de ce que j’évoquais plus haut, en faisant écho aux travaux de Christophe André.

En cultivant ce qu’elle nomme son « enfinsolitude », l’autrice et podcasteuse s’autorise à se reconnecter à ses aspirations profondes, à ses rêves, à ses envies. Elle écrit :

« Ma solitude me connecte au monde, aux autres, à des gestes qui m’étaient, jusque-là, compliqués voire interdits. Dans mon enfinsolitude, je retrouve des savoir-faire dont les fantômes patriarcaux m’avaient dépossédée. » (Enfin Seule, Lauren Bastide, Allary éditions, p. 129)

Alors, s’approprier notre solitude, l’accepter et la chérir nous permettra, j’en suis convaincue, de façonner un monde plus heureux et plus désirable, pour toutes et tous.

Amour de l’autre

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Par Jeane Clesse

Je m’appelle Jeane Clesse, podcasteuse engagée et fondatrice de Basilic, un média indépendant dédié à l’écologie et aux initiatives positives. Depuis 2017, je tends le micro à celles et ceux qui inventent des façons nouvelles de vivre, de produire et de créer du lien.

Avec la newsletter Basilic, je partage deux fois par mois un concentré d’histoires inspirantes venues de tous horizons. Mon objectif : donner envie d’agir, sans culpabiliser, en montrant que le passage à l’action rend heureux. Podcast, newsletter, rencontres… Basilic, c’est une communauté en mouvement vers un futur désirable.

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